Le témoignage d’une écovolontaire avec Moidjio

Découvrez le témoignage d’une écovolontaire avec Moidjio, Association pour la protection de l’environnement aux Comores. Si vous souhaitez déposer, à votre tour, un témoignage cliquez-ici.

Association avec laquelle s’est déroulée la missionMoidjio
Pays de destinationComores
Ce que vous avez le plus appréciéLe paysage
Ce que vous avez moins apprécié1 : Très mauvaise gestion et organisation. Pendant des journées entières (plus de la moitié du temps), il n’y avait rien à faire, sauf bronzer sur la plage. Les volontaires étaient livrés à eux-mêmes, le staff totalement absent. Très peu d’activités étaient mises en place.

2 : Très mauvaise communication et prise en charge des volontaires. Le staff estime que les volontaires ne sont pas là pour apprendre, mais uniquement pour les aider quand besoin est. Je suis partie en ayant très peu appris sur les tortues, qui étaient pourtant le projet auquel j’étais inscrite.1 : Très mauvaise gestion et organisation. Pendant des journées entières (plus de la moitié du temps), il n’y avait rien à faire, sauf bronzer sur la plage. Les volontaires étaient livrés à eux-mêmes, le staff totalement absent. Très peu d’activités étaient mises en place.1 : Très mauvaise gestion et organisation. Pendant des journées entières (plus de la moitié du temps), il n’y avait rien à faire, sauf bronzer sur la plage. Les volontaires étaient livrés à eux-mêmes, le staff totalement absent. Très peu d’activités étaient mises en place.

2 : Très mauvaise communication et prise en charge des volontaires. Le staff estime que les volontaires ne sont pas là pour apprendre, mais uniquement pour les aider quand besoin est. Je suis partie en ayant très peu appris sur les tortues, qui étaient pourtant le projet auquel j’étais inscrite.

3 : Pas d’eau potable en bouteille, ce qui est le strict minimum de l’hygiène dans les pays d’Afrique. L’eau proposée était de l’eau puisée dans une rivière, dans laquelle le staff ajoutait des capsules pour purifier l’eau. Or, ces capsules ne sont efficaces que sur de l’eau préalablement filtrée, ce qui n’était pas le cas. Pourtant, de l’eau en bouteille était vendue dans le village voisin. 80% des volontaires ont été malades.

4 : Nourriture extrêmement limitée. Pourtant, avec l’apport financier des volontaires et le faible coût de la vie sur place, il était facile de proposer une alimentation correcte et équilibrée. Au lieu de ça, pas de petit déjeuner, pas de fruits, très peu de viande et de poisson, beaucoup de pâtes, de riz et de lentilles.

5 : Les réponses très évasives au sujet de l’utilisation de l’argent des volontaires me laissent un goût amer en bouche… Je ne vois vraiment pas où va tout cet argent …

En résumé, ce projet m’apparaissait comme extraordinaire avant de partir, et je suis revenue très déçue, avec l’impression de n’être considérée que comme un « apport financier ». Plus grave encore, je doute fortement de la réelle efficacité de cette organisation, vu le peu d’activités réellement utiles organisées.
Ayant discuté avec plusieurs autres volontaires, je constate que ce sentiment de déception est général, et que je ne suis pas la seule à regretter d’avoir participé à ce projet.

Il est vrai que le cadre est magnifique, que j’ai eu la chance de voir des baleines, et que les locaux sont très accueillants. Mais pour le prix payé et surtout pour les activités réellement organisées, il est préférable de partir en éco-tourisme. Et pour ceux qui veulent vraiment travailler à la sauvegarde de l’environnement, je leur conseille vivement de choisir une autre organisation, où ils seront probablement plus utiles.

Le but de ce post n’est pas de vous dégoûter de l’éco-volontariat, mais bien de vous prévenir de bien vous renseigner, si possible auprès d’anciens volontaires, sur le sérieux du projet choisi.

Conseilleriez-vous cette mission ? Pourquoi ?Non, pour les raisons citées ci-dessus

5 Comments

  • Je suis Benjamin Wambergue, organisateur et responsable de l’association Moidjio CRCAD et je tiens à répondre à ce message en personne.

    Bonjour !!!

    Quel plaisir de te lire ! Merci Beaucoup pour tes messages assassins à répétition sur plus de 6 postes !!! En tout cas c’est un commentaire très intéressant et je vais te répondre avec les mêmes mots que j’ai utilisés lors de nos discussions.
    Premièrement, je ne comprends pas pourquoi un tel témoignage ! Est-ce parce-que je t’ai obligé à ne pas utiliser le poison anti-insecte le premier jour de ton arrivée ? Parce que je ne t’ai pas envoyé en mission protection des tortues car tu étais rentrée trop tard d’une visite touristique, la nuit quand on ne peut plus naviguer…

    Donc je vais reprendre tes points 1 par 1.

    Avant tout, je trouve ça un peu dommage et très dur de juger toute une association et ses activités pour une altercation avec moi !

    >>> Nous sommes 10 personnes à travailler à temps plein sur le projet et quatre familles comoriennes travaillent et dépendent des donations des volontaires. Tous les Européens y compris moi-même, ne gagnons pas un euro et mettons nos vies professionnelles et souvent familiales de côtés pour pouvoir mettre en place ces projets de recherche et de conservation. De plus, excuse-moi, mais comment peux-tu faire une analyse si sommaire de nos activités en ayant participé à nos activités que pendant une seule semaine et demie. Tu parles dans ton premier point de mauvaises organisation et gestion mais connais-tu seulement la difficulté à organiser les choses là-bas ????
    Les Comores est un pays des plus pauvres au monde, avec une stabilité politique très précaire, ce sont des îles isolées par 400km de mer avec très peu de ressources. Nous avons eu beaucoup de coups durs cette année et notamment avec le manque pétrole pour le bateau. Combien de jours ne sommes nous pas allés en mer à cause de la pénurie ? AUCUN !
    On est allé le chercher là où il était, payant jusqu’à 3 fois le prix, nous faisant voyager par barque jusqu’aux iles voisines…. Nous avons eu le mauvais temps ! Que puis-je y faire si la mer ne nous laisse pas lui rendre visite, prendre le risque de vous perdre ?

    Crois-tu que nous étions heureux de ne pas pouvoir sauver les tortues à cause du mauvais temps et bien non ! Mais c’est la vie, la nature nous remet parfois à notre place, il faut l’accepter. Quand bien même les circonstances étaient rudes, ne t’ai-je pas emmenée en Forêt primaire, sur les herbiers marins et coraux, voir les baleines, alors que tu étais venue pour le programme des tortues…. Il faut être un peu humble tu sais et savoir apprécier ce que tu as vécu…
    Quand bien même tu dis n’avoir rien fait et que nous n’avons rien fait pour toi!!! Tu as été gâtée quand même, non ? Sois un peu indulgente avec nous et moins dure avec toi-même…
    Tu as vu les BB tortues, les tortues pondre, des baleines, des dauphins, les chauves-souris de Livingstone, les lémuriens, tu logeais sur une plage de rêve, tu as participé au premier nettoyage de plage du village de Nioumachoua qui est maintenant une vraie merveille, tu as participé à la sauvegarde de plus d’une dizaine de tortues marines…Tout ca en une semaine et demie….

    En étant un peu réaliste, tu verras que tu as fait des bonnes choses. Et même si, en tout et pour tout, tu avais participé à la conservation d’une seule tortue…. Ne serais tu pas fière de toi ??? Moi si… désolé. Même pour une tortue sauvée, je ferais tout ce que je fais… Nous sommes une petite organisation qui fait de grandes choses aux Comores avec de tous petits moyens et je ne te laisserais pas nous salir comme ca… Nous ne sommes pas là pour te montrer les tortues pondre et je tiens à le souligner, ni les baleines ni autres choses…. Nous ne sommes pas une compagnie « éco-touristique », nous sommes une association de recherche et de conservation de la nature.
    Nous sommes là pour t’accueillir en tant que membre ACTIF de l’association, qui vient avec des idées et de l’ambition et nous sommes là pour accorder des programmes de conservation et de recherche en fonction de tes aptitudes et du temps que tu restes. Tu as un grand rôle dans l’association et bien d’autres l’ont joué avec brio et en sont revenus avec les meilleurs souvenirs de leur vie… même ceux que tu as essayé de dissuader et de rallier à ta façon de voir les choses.

    3) L’eau en bouteille : Fantastique quand même, je t’ai expliqué comme à tout le monde, que nous vivions à la Comorienne avec les produits locaux en respectant la nature. Comment pourrais-je justifier d’acheter des bouteilles d’eau à 1 euros 50 et polluer l’environnement quand on a à disposition la meilleure eau du monde… Je vais aux Comores depuis 2003 et je n’ai jamais mis une seule pilule de stérilisation dans l’eau et je n’ai jamais été malade. L’eau que l’on boit ne vient pas de la rivière comme tu le dis, mais bel et bien d’un réservoir naturel perché dans la montagne où l’eau qui vient de la forêt primaire est filtrée à travers la roche volcanique. Je mets des pilules chlorées pour éliminer tout risque et conserver l’eau sur site plus longtemps. 80% des volontaires malades ?? ah bon ! Tu étais à Moidjio tu es sûre ??? On a eu 4 malades sur 20 quand tu étais la, ca fait 20 % et puis pour ce qui était des causes des « maladies » et comme je l’ai souligné à l’époque, c’était des insolations aiguës, maux de têtes, vomissements, fièvre…. Voila ce qui arrive quand il y a du gros soleil et qu’on ne se protège pas la tête. Après, si tu me dis que chacun a eu sa petite diarrhée, bah oui c’est normal !! On consomme des produits différents qui contiennent des bactéries différentes de celles de notre quotidien en Europe et ça s’appelle la « tourista », que tu auras partout dans le monde et même en Europe et surtout si tu manges un peu plus épicé que d’habitude et des produits de la mer. (Langouste, crabes, poissons….)

    4) Nourriture limitée : OUI, c’est vrai, la nourriture était limitée, mais ne t’ai-je pas expliqué les raisons de cette limitation ? Et puis attention faut pas dire que tous les jours c’était vache maigre !! Tu as oublié les gros Mérous… Barracudas…. Les pieuvres et langoustes que je suis allé chasser pour vous. Tu es venue pendant une période très difficile comme je l’ai souligné au-dessus, pas de pétrole ! donc les pêcheurs ne vont pas en mer donc pas de poissons et quand bien même tu en as mangé a pratiquement à tous les repas….et si tu avais encore faim, il y avait du riz à volonté, des patates douces, du manioc, du tarot et le tout en sauce coco, curry, rougaille …
    Nous avons, à Moidjio, 2 chefs cuistot, qui ont travaillé dans les meilleurs restaurants Comoriens, Chef Thaobane et Ma-Salime et l’un d’eux était sur le camp en permanence pour vous servir quand vous aviez faim !!! Que te faut-il ? La plupart des organisations de volontariat demande aux volontaires de faire leur propre nourriture et je te promets que tu n’auras rien d’équivalent… Pour ce qui est de la viande, il faut que tu comprennes comment vivent les Comoriens et surtout les Moheliens : Le poulet qui est vendu vient d’Argentine, il a fait le tour du monde avant de venir jusqu’ici et il a décongelé-recongelé peut être 10 fois, ensuite les congélateurs de Nioumachoua ne fonctionnent que quand il y a de l’électricité c’est-à-dire peut être 8-10 heures par jour dans le meilleur des cas ! La viande de chèvre et de vache est vouée aux fêtes locales ou à l’exportation dans les iles voisines, pas de commercialisation locale.
    Pour le petit déjeuner, je ne comprends pas bien ! Il y avait du café bio produit localement, du thé, du pain et des petits gâteaux faits maison ou des crêpes, tous les jours… bon ok ce n’est pas le buffet 5 étoiles… ! ! !
    Pour les fruits en effet octobre ce n’est pas la saison des fruits, faut venir pour la saison des pluies en décembre !! Désolé, je n’ai pas encore trouvé le moyen de forcer la nature à nous donner des fruits en saison sèche…

    5) L’argent !!! alors que j’ai passer près d’une heure à tout t’expliquer, quand même !!! Petit récapitulatif.
    Le salaire de nos employés (locaux) 20%, Matériel scientifique 20%, dépenses liées aux activités (pétrole, bouffe…) 50%, Dons divers (opérations de nettoyage des plages, ouvertures des sentiers anti-braconnage, aide direct a des familles en souffrance) 10%.
    Voila où va l’argent des volontaires. Surprise ? Pas tellement quand même ? Et dois-je te re-souligner ma participation personnelle… Achat du bateau et du moteur, 2 hectares de terrain pour la réserve à Lémuriens, arbres et à tortues et tous ces mois passés sur le terrain sans gagner un copeck, refusant des offres de jobs en Guyane, en Australie, en Ecosse… Je suis suffisamment qualifié en diplômes et en expérience, je pourrai gagner ma vie très bien et non, je sacrifie tout ça pour Moidjio CRCAD, car pour moi la survie de ce paradis sur terre est bien plus importante que la taille de mon portefeuille et je me sens bien plus riche avec ce que je vis que, avec ce que je gagne.

    Pour la petite info voila un petit bilan vite fait de nos activités :

    1) Baleines/dauphins : 90 baleines identifiées, 6 espèces de dauphins dont 250 individus identifiés, mise en place de stratégies d’approches des cétacés spécifiques au parc marin de Mohéli, Mise en place d’une charte éthique d’approche que l’on va exporter dans tous les Comores. Mise en place d’un projet à Shindini (grand Comores) pour 2011 pour accueillir des programmes d’études et de conservation, projets similaires en Anjouan. Etudes comportementales pour mesurer l’impact du tourisme sur les habitudes des cétacés. Ces études révèlent une mauvaise pratique du tourisme baleinier aux Comores et surtout à Mayotte.

    2) Tortues : 30 tortues identifiées, 25 nids étudiés, plus d’une centaine de tortues sauvées des braconniers. Nous avons identifié plus de 18 plages en besoin de surveillance, nous avons ramassé plus de 50 cadavres de tortues et ce n’est que la partie visible. Nous avons identifié les lieux de nourriture pour Dugongs et tortues, des lieux à étudier et à protéger. Nous avons ouvert des sentiers pour optimiser les efforts de surveillance, nous avons construit des partenariats avec les associations locales pour les aider à monter des projets eco-touristiques et lancé une économie pour sauver le patrimoine. Nous avons impliqué les gendarmes pour qu’ils nous aident à surveiller les plages, nous avons monté des projets en Grand Comores et Anjouan pour aider les assos locales à sauver leurs tortues, nous allons travailler dès 2011 avec Ouallah 1 et 2 et Nondroni pour impliquer la population à la conservation des tortues.

    3) Les lémuriens : Première étude mondiale sur l’identification par photo, étude du comportement alimentaire et sociale avec interaction des primates avec le milieu agricole. Nous avons identifié 6 familles venant se nourrir sur la réserve de Moidjio CRCAD, 3 de plus que l’année dernière du fait de la déforestation avoisinante. Nous avons pris contact avec Anjouan où la même espèce est présente mais dont la population est en chute libre du fait de la déforestation intensive et nous allons faire des études pour voir s’il serait possible de sauver cette population connaissant leur habitat de prédilection et leurs habitudes alimentaires.

    4) Accès a l’anglais et sensibilisation à l’environnement : Nous avons lancer un petit programme à Nioumachoua qui a rencontré un super succès avec la participation des membres du parc marin et des associations de femmes et de l’école primaire. Nous allons relancer ce programme en 2011 avec une extension des cours vers les villages de Ouhalla 1 et 2, Nondroni, Shindini (Grand Comores).

    Maintenant tu peux dire que ta participation a servi à tout cela et tu peux être fière de toi ! Tu as sauvé des tortues, tu as aidé à la compréhension des écosystèmes comoriens à ta manière, avec tes capacités, avec tes mains et pour cela nous te remercions du fond de nos cœurs : d’avoir fait le déplacement, d’avoir veillé toutes les nuits et risqué ta vie pour sauver les tortues, merci mais s’il te plait ne nous discrédites pas pour ton manque de satisfaction. Car ce n’est pas moi que tu touches le plus mais bel et bien les familles qui dépendent de cette association, tu rebutes les personnes qui pourraient vraiment trouver un sens à leur vie après être venues chez nous. Tu mets en péril une association qui fait des choses et de très nombreuses choses utiles et nécessaires et qui a plus besoin de soutiens que de gens de mauvaises foi, accrochés au confort occidental sans comprendre que protéger la nature ce n’est pas un business, mais bel et bien une vocation, un mode de vie impliquant des sacrifices. La nature nous donne ce qu’elle veut, on ne peut pas toujours se servir sans limite et c’est peut être ça que tu dois retenir de toute cette expérience .


    Benjamin Wambergue,
    Directeur des activités scientifique et de Conservation pour Moidjio CRCAD.

  • Bonjour, je m’appelle Nicholas Gardner et j’ai été bénévole pour Moidjio dans l’été 2010. Je suis anglais donc je suis désolé si mon français est mauvais! Il y a plusieurs choses que je tiens à dire au sujet de Moidjio…

    Premièrement et principalement, j’ai eu une expérience fantastique! Le pays de Comoros est magnifique, unique et une chance superbe de voir quelques faune étonnante. J’ai vu les baleines, les tortues, les chauves-souris géantes et beaucoup plus! Je faisais partie d’un groupe de quatre personnes (mes amis) et nous avons tous passé un moment super. J’écris au nom de nous tous.

    Les organisateurs (principalement Benjamin Wambergue, et aussi Katy Lynn) ont été très utiles avant et pendant l’excursion, avec les choses comme: l’organisation de vols; transport entre Grande Comore (l’ile principal de Comoros) et Mohéli; lieux de séjour dans les iles de Grande Comore ou Mayotte; les choses essentielles à apporter etc. etc. Donc, nous étions très biens préparés. En plus, le site web de Moidjio est très utile, et il a expliqué que les conditions dans Comoros (particulièrement dans Mohéli) sont à la base. (En plus, maintenant le site est encore mieux!) Il n’y a rien de donné, donc les choses simples et quotidiennes sont très difficiles. Par exemple, accès a l’eau potable. La source la plus proche de l’eau potable a été dans le village, éloigné a vingt minutes (a pied). Mais en dépit de cela, pour la plupart du temps, il y avait de l’eau dans le camp. Oui, c’est vrai que il y avait environ deux occasions quand il n’y en avait pas, mais il y avait de l’eau de la rivière, qui allait bien avec les capsules purifiants. Personnellement, je n’en prenais pas; malgré cela je suis devenu malade, donc je pense que l’eau n’en était pas la cause. En plus (bien sûr!), c’était facile pour les bénévoles d’acheter l’eau a très bon marché dans le village si elles étaient désespères.

    Les personnes locales sont merveilleux aussi! Nous avons rencontré plusieurs des personnes dans le village et ils étaient tous très gentils (les enfants particulièrement!) Ce vraiment fait de notre expérience très spéciale et mémorable.

    L’environnement est incroyable, et c’est possible d’en exploré dans votre temps libre (mais si vous voulez relaxer sur la plage, c’est possible aussi!) Le point important à retenir est que ce n’est pas un voyage d’agrément. Le but est d’aider Ben et les autres avec la conservation des tortues et de la recherche des baleines et lémuriens – cela comprend l’aide a maintenir le camping et la collaboration avec la population locale. Je crois que vous devez être prêt a penser a vous-même, et ne pas dépendre sur leur dit quoi faire tous-les-temps. Si vous êtes capable du faire cela, vous aurez beaucoup de plaisir a du bénévolat pour Moidjio, et vous serez un membre apprécié de l’équipe!

  • Bonjour à tous,

    Suite à ces différents postes, j’apporte ma petite pierre via mon témoignage.

    Je suis restée un peu plus de 15 jours à Moidjio ; le reste du temps de mes 3 semaines de séjour étant consacré au transport. En effet, rejoindre Mohéli, c’est parfois un peu compliqué… surtout en période de Ramadan.

    Je n’ai pas la télé aussi, je ne sais pas trop ce que les média véhiculent comme image de l’éco-volontariat qui est devenu très à la mode depuis ces dernières années. Moi, j’y participe depuis 17 ans et il n’y a pas une expérience qui se ressemble. Entre les projets en France et ceux à l’étranger ; entre les séjours dans des associations nationales très rôdées et de toutes jeunes associations ; pour l’étranger, entre des associations « locales » et des associations internationales….à chaque fois, c’est totalement différent de ce que j’ai déjà connu et de ce à quoi je m’étais, inconsciemment, préparée. La seule règle générale et applicable à toutes ces expériences serait, pour reprendre les mots d’un aventurier célèbre, que l’on en retire ce qu’on y a mis.

    Dans nos sociétés européennes ultra-assistées, beaucoup de dus tombent sous le sens. C’est une vision assez déformée du monde que partage peut-être moins de 10% de la population mondiale. Le fait qu’il y ait beaucoup d’européens à Moidjio rendait peut-être implicitement les attentes de prises en charge légitimes ; ce qui aurait peut-être été moins le cas dans un milieu 100% comorien où, de fait, chacun est plus enclin à s’adapter à ce qu’il trouve.

    Tout ceci pour en venir au fait que, selon moi, l’écovolontariat n’est pas un parc d’attractions ni le club Méd. Je défends l’idée qu’on n’y organise pas d’ »activités ». On vient bénévolement apporter son aide à un projet, pour ce qu’il y a à faire au moment où l’on y est. On vient à la rencontre des gens sur place. Si on a envie de faire plus de choses que ce que l’on voit autour de nous, en générale, les idées entreprenantes sont plutôt bienvenues.

    En cela, c’est très différent de l’approche écotouristique, par exemple. Pour reprendre une discussion que j’ai eu pendant mon séjour avec un villageois de Nioumachoua, les deux approches ont leur raison d’être et satisfont deux attentes différentes. Un séjour accompagné et contemplatif, par exemple, cela ne m’intéresserait pas ; mais c’est bien que cela plaisent à d’autres : cela permet de faire vivre une profession qui a ses lettres de noblesse. L’écovolontariat est différent de cette démarche. Il n’y a pas forcément de planning organisé, ce n’est pas comme un circuit touristique où les choses s’enchainent bien (et pour avoir contribué à monter un séjour touristique solidaire, cet enchainement est loin de tomber sous le sens : c’est le résultat d’un vrai travail de plusieurs années) : il y a des aléas météo, matériels, culturels…

    Par rapport aux autres critiques, je défends également la pratique de vivre « local » ; ce qui, dans le cas de Moidjio était un peu faux puisque je crois que nous étions mieux nourris que beaucoup d’habitants du village (Attention : chef Thaobane veille !). C’est vrai qu’il y avait peu de fruits mais je n’en n’ai vu nulle part ni sur les arbres ni au marché ; c’est vrai que l’alimentation est à base de riz comme dans de nombreuses populations d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud ; c’est vrai que l’on buvait de l’eau traitée. Sur ce point important, j’ai préféré à l’eau bouillie que j’ai pu boire dans d’autres projets ! Pour ma part, je n’aurais bu d’eau en bouteille car elles génèrent des déchets, que l’eau sur place est moins polluée que nombre des rivières utilisées pour l’approvisionnement en eau potable en France et que, d’un point de vue strictement sanitaire, les conditions de entreposage de l’eau embouteillée en pays chaud sont loin d’être pas idéales.

    Ma critique de ce que j’ai vu de Moidjio avec ses points forts et ses points faibles serait la suivante :

    – c’est une association relativement jeune, dans une zone éloignée et pas des plus riches. D’où certains problèmes de logistique parfois, une équipe de personne sur place à roder et à renforcer ; ce qui est d’autant moins facile que le programme ne fonctionne pas toute l’année (saison sèche). Mais ce point est inhérent à ce genre de séjour. De part la jeunesse de l’association et l’écoute de Benjamin, on a l’impression de vraiment pouvoir contribuer au projet grâce à nos idées ; et ça, c’est plutôt valorisant.

    – on ressent une vraie curiosité des gens envers les bénévoles, leurs motivations à venir sur place, leurs actions…….qu’ils soient des membres comoriens de l’association ou des habitants de Mohéli: la démarche de Moidjio interpelle et c’est aussi l’un des buts je pense.

    – les programmes sont ambitieux et multiples. Du coup, on peut ressentir la difficulté de les mener tous de front avec les « moyens du bord » mais c’est un beau challenge. Et faire moins quand il y a tant à faire, ce serait un choix trop difficile. Sur ce point, Moidjio s’organise et s’améliore au fil des ans avec chaque année plus de coordinateurs qui prennent en charge les différents programmes.

    – il y a un gros effort pour faire adhérer les villages aux valeurs de l’association. Malheureusement, sur place, on se rend compte que ce n’est pas encore acquis donc encore beaucoup de travail de la part des organisateurs mais également des bénévoles : chacun, par sa façon d’être ou ce qu’il dit peut modifier le regard des gens et les pratiques peu respectueuses de l’environnement.

    Mon retour d’expérience personnel serait le suivant :

    – j’ai vu des baleines, en couple, seules, avec des petits, des bancs de dauphins par centaines. J’ai vu des tortues vertes venir pondre, des tortues nager, des têtes de tortues coupées par les braconniers. J’ai vu les lémuriens faire la fête tous les soirs au dessus de nos assiettes pendant le diner.

    – plutôt enrôlée dans le programme baleine, j’ai pu apprécier selon quels critères et approches leur comportement était étudié par les spécialistes en biologie marine. Je me suis rendue compte que les observations n’étaient pas évidentes et qu’il fallait être rapide et discret. J’ai constaté les convoitises et dissensions qui existent sur le sujet, même au sein de la communauté scientifique. J’ai appris que les baleines étaient en retard ou peu présentes cette année.

    – j’ai appris quelles herbes les Comoriens utilisent traditionnellement pour construire des maisons en les mélangeant à la boue, vue des nuits superbement étoilées, appris comment on tresse des portes et des volets en feuilles de cocotier, dégusté du Mataba et du café local, senti les milliers de clous de girofle qui sèchent partout sur les routes, contemplé des récifs coralliens intacts et d’autres blanchis, entendue la nuit qui parle à travers les bruits de la forêt.

    – j’ai cultivé l’art subtil d’attendre et de mettre ce temps à bon escient. Cela remet les choses à leur place, parfois. Les autres continents ont des rythmes différents, des problématiques différentes, des richesses différentes. Je crois qu’il faut aborder ces séjours en oubliant un peu, nos références. Juste pour pouvoir regarder et voir sans juger ; juste pour essayer de comprendre un peu.

    – j’ai appris à faire du poisson cru à la tahitienne au chef, essayé d’apprendre à nager à Mamadou, contribué à créer un compost, vue un tas d’ordure redevenir une plage après quelques heures d’efforts collectifs.

    – j’ai découvert que la société comorienne est loin d’être simple entre influences culturelle, religieuse et moderne ; rencontré et discuté avec des jeunes d’envies de « faire des choses » pour leur ile ; croisé des regards qui en disent longs.

    Je considère comme une grande chance d’avoir pu voir Mohéli et Nioumachoua tels que nous les avons vus. Ces lieux vont changer très vite avec du bon et du moins bon, comme partout. De ces instants de rencontre, on peut voir, de part et d’autre ce qui nous séparent et ce qui nous rapprochent. C’est dans ces endroits que l’on apprend que beaucoup de « vérités » que l’on n’avait jamais remises en question sont en fait des différences culturelles. Cette confrontation là est inestimable.

    Pour finir, je pense que le volontariat demande de l’engagement personnel et la volonté d’apporter quelques chose plutôt qu’attendre de recevoir. C’est son moteur. L’écovolontariat requiert en plus, une bonne dose d’adaptabilité aux conditions de confort et au milieu naturel : système D et aventures sont souvent de mise. Enfin, l’écovolontariat en pays étranger demande également de l’humilité, de l’ouverture d’esprit et l’envie d’aller se frotter à des différences. Si vous vous reconnaissez, alors qu’attendez-vous ? Foncez : il y a des besoins partout !

  • Bonjour,

    Je viens ici conter le récit de mon expérience en regard de cette même association Moidjio CRCAD, afin d’apporter un autre point de vue aux voyageurs et passionnés qui pourront alors, de façon plus objective, se faire leur propre opinion.
    En effet, je suis vraiment surprise et déconcertée du premier témoignage et n’ai vraiment pas l’impression de parler du même voyage et pourtant…j’ai moi-même eu l’opportunité et la chance de participer à une mission éco-volontaire aux Comores en octobre 2009 avec Moidjio.

    Partie environ pour un mois sur une base d’étude des lémuriens, Benjamin m’a proposé de pouvoir réaliser de nombreuses sorties en mer avec l’équipe « baleines » et ainsi observer, approcher de très près et même nager avec ces géants des mers si spectaculaires. Je n’ai qu’un seul mot à leur dire RESPECT!

    Le programme de volontariat venait d’être mis en place cette année et malgré quelques petites mises au points et adaptations à effectuer au commencement quand à la mise en place de ce type de projet, qui demande une énergie et une organisation folle, j’ai pu participer à de nombreuses actions sur place : recherche de nids et observation comportementale des lémuriens, relevés GPS, photo-identification diurne comme nocturne, suivi des études sur les baleines à bosses et autres dauphins, relevés floristiques, aide à la construction de l’éco-village…
    Bref toutes ces missions entrecoupées de pleins d’autres découvertes plus « touristiques » rando, plongée, échanges et fêtes avec les villageois… Et il y a encore tellement d’autres choses à faire (aide à la scolarité des enfants, tortues, récif corallien…) en rapport avec la sensibilisation et la conservation du patrimoine naturel avec la population locale.

    Il faut avant de partir bien avoir en tête le but de son voyage et les attentes quant à son projet personnel, participer activement sur place tout comme se relaxer sont possibles à Moidjio. Mais il faut surtout bien faire la part des choses entre éco-volontariat et éco-tourisme.

    Les conditions sont clairement présentées et bien détaillées sur le site internet de l’association https://sites.google.com/site/mohelimoidjioecolo/ et le contact préalable avec Benjamin m’a été d’une aide précieuse afin de préparer mon voyage.

    Durant un mois passé là-bas il y a eu certes des moments d’attentes et plus calmes car nous sommes aux Comores et en effet, il faut bien être conscient qu’on vit et s’organise au rythme de la nature et local qui parfois peut en déconcerter plus d’un lorsqu’on connaît le rythme fou auquel on est habitué à vivre chez nous tous les jours.
    Par exemple, mon retour s’est effectué par hasard lors de la venue du Président comorien. Malheureusement tout sur place est réquisitionné pour l’occasion et je vous laisse imaginer l’état de l’aéroport (où se passe bien évidemment le discours solennel du Monsieur ) qui est déjà si petit!!! Donc pour mon décollage initialement prévu à 14h30 j’ai du partir à 5h du mat afin de me rendre à l’aéroport de Fomboni pourtant pas si loin quand on sait que l’île mesure à peine 30 par 12 km. Un périple chaotique, entrecoupé de recherches de taxis indisponibles, plusieurs changement de transports qui tombent en panne, aéroport perturbé etc,… une sacrée épopée stressante mais à laquelle je souris maintenant en y repensant et qui me rappelle de si bons souvenirs, car les gens sont toujours disponibles pour te venir en aide.
    Et chaque journée où rien n’est jamais acquis est une nouvelle aventure en soi!
    Un des magnifiques souvenirs gravé dans ma tête : le ciel comorien parsemé de millions d’étoiles astrales quand tu nages dans un océan de millions d’étoiles planctoniques phosphorescentes!!!

    Sur le campement on vit simplement avec des hauts et des bas, la nourriture est ce que les comoriens mangent tous les jours, tout comme l’eau. Cela dit l’équipe est prête à se mettre en 4 pour nous faire plaisir (chocolats denrée pas forcément évidente à obtenir, barbecues, fêtes de départs, …). Ici polyvalence, autonomie, volontaire, adaptabilité, initiative, philosophie et bonne humeur sont les maîtres mots pour apprécier le bénévolat à Moidjio.
    Pour ma part l’adaptation et l’immersion dans la vie locale sur une durée assez longue (lorsqu’on en a la possiblité et les moyens) est la plus belle et meilleure des façons de voyager et d’en ressortir forcément transformé.

    J’ai fait là-bas d’extraordinaires découvertes et de belles rencontres d’amitié et c’est une aventure qui t’emmène parfois au bout des limites, que je ne suis pas prête d’oublier et l’un des plus beaux voyages que je suis fière d’avoir réalisé jusqu’à présent.

    En espérant pouvoir renouveler l’expérience prochainement!

    Magali

  • Bonjour,
    Je suis aller aux comores avec Moidjio en 2009 et j’ai absolument adore l’experience!
    Je pense que peut etre c’est bien de dire que des fois, dans les autres pays, les chose se ne passe pas toujours comme tu t’attend, et ca peut etre frustre mais c’est comme ca et pour moi, j’aime l’imprevisibilite, je trouve que c’est plus de une aventure comme ca.
    Sur Moidjio, les activies quotidien, quand j’ai y etais, a part de le travaille normal, il y avais plein choses qu’on aurait pu faire si on voulait comme, nager, snorkeling, j’ai appris comment faire des trucs avec les feuilles de cocotiers, des trucs comme ca, mais c’est vrai que quand il fait si chaud, ca peut te donner sommeil.
    Je ne suis pas d’accord que les volontiers ne sont pas la pour apprendre, je trouve que le meillure facon d’apprendre est par experience et de faire les travaux practique, et c’est ca qu’on a fait. Ben etait toujours la de nous aider et repondre les questions si on avait besions.
    J’ai trouve aucune problem avec l’eau de la riviere, je l’ai bu sans ajouter les capsules des fois, j’avais soif! et j’etais pas malade. L’alimentation j’ai aime! on avias beacoup de choses different a manger, Masalim a fait les specialites pour nous qui etait super bon.
    C’est normal d’avoir des petite problems dans une association assez nouvelle mais si tu accept ca et ne t’anquite pas et travailler ensemble, c’est sur que tu vas avoir une experience exceptionelle dans une pays fantastique. Je vois que il y a maintenant meme plus de gens qualifie et experimente qui travailler a Moijio et donc l’organisation deviens mieux en mieux et plus fort a chaque annee qui passe.

    Et desole pour mon francais de mauvaise qualite!

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