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Suivi écologique et éthologique des grands dauphins de Polynésie

Ecovolontariat avec les dauphins de Polynésie française. Oubliez tous vos préjugés concernant les dauphins… Nous vous proposons de vous immerger, au sens propre comme au figuré, dans l’univers d’un groupe de grands dauphins ciblé par une nouvelle forme de tourisme animalier. Vous apprendrez à mieux connaître Maui, Tikei et les autres membres de la « communauté de Tiputa » et à comprendre les enjeux liés à leur conservation. Tous les programmes avec les cétacés ici

La relation homme / animal au cœur du travail de recherche

Depuis 40 ans environ, la rencontre entre l’homme et l’animal ‘sauvage’ n’a jamais été aussi populaire et a donné naissance à une nouvelle forme de tourisme teintée de paradoxes. De plus en plus d’êtres humains désirent en effet bénéficier d’observations prévisibles et d’un contact rapproché avec des espèces animales emblématiques mais promeuvent par là-même une modification de leur wildness à travers des processus comportementaux tels que l’habituation ou le conditionnement.

Le cas des dauphins est exemplaire

Pour illustrer cette problématique, le cas des dauphins est exemplaire. Animaux emblématiques par excellence, ces cétacés sont victimes de nombreux préjugés culturels et se situent au cœur du développement spectaculaire, des dérives et des lacunes observées dans le cadre des interactions rapprochées entre l’homme et la faune sauvage.

La communauté des dauphins de Rangiroa

À Rangiroa, le plus grand atoll de Polynésie française, Pamela Carzon, doctorante en éthologie et présidente de l’association ‘Dauphins de Rangiroa’, coordonne depuis douze ans le monitoring démographique, écologique et éthologique d’une communauté de grands dauphins communs, Tursiops truncatus, ciblée par des activités touristiques de plongée favorisant des interactions proches et régulières avec ces animaux.

Relation entre humains et animaux sauvages

Dans le cadre de notre recherche nous nous intéressons à l’histoire, à la personnalité et au profil comportemental de chaque dauphin membre de la « communauté de Tiputa ». L’objectif de notre travail est la mise en place d’un tourisme éthique prenant en compte le bien-être des cétacés à court- et à long-terme, la sécurité des observateurs et la sensibilisation du grand public à une situation complexe au sein d’un contexte écologique global nécessitant une gestion urgente et efficace des relations entre humains et animaux sauvages.

Le rôle des écovolontaires auprès des dauphins

Depuis plus de dix ans, des écovolontaires rejoignent le projet de recherche sur le terrain dans le cadre de missions pour les plongeurs de deux semaines organisées entre le mois de juin et le mois d’octobre.
Chacune des missions accueille entre 3 et 5 participants qui découvrent, sont formés et s’impliquent dans le travail de l’association de recherche sur les grands dauphins depuis un observatoire à terre et en plongée sous-marine. Ils sont encadrés par Pamela, la responsable scientifique du projet, Martin, le moniteur de plongée, et Irianu, le capitaine. Tous les trois une très bonne expérience de la zone et sont passionnés par leur travail.

Dix plongées sous marines par mission

Les écovolontaires sont logés dans une pension locale située à deux pas du centre de plongée et de la passe de Tiputa, lieu de résidence de la communauté de dauphins et de nombreuses autres espèces marines. Ils peuvent choisir d’être logés en dortoir (avec douche à l’eau froide) ou en bungalow privé (avec douche chaude). Le petit-déjeuner et le dîner sont assurés par la pension tandis qu’un panier-repas est distribué en début de mission pour l’organisation des déjeuners. Les journées s’articulent autour des sorties en mer, des sorties à terre, des débriefings et des formations. Dix plongées sont prévues par mission de 14 jours et deux jours libres sont laissés aux volontaires afin de leur permettre de découvrir d’autres aspects de l’atoll de Rangiroa.

Les missions prévues en 2023 à Rangiroa

  • 8 juillet au 21 juillet 2024
  • 16 août au 29 septembre 2024
  • 21 octobre au 1 er novembre 2024
  • 7 au 20 juillet 2025
  • 8 au 21 septembre 2025
  • 20 au 31 octobre 2025

Frais de participation à une mission d’écovolontariat avec les dauphins

  • Les frais de mission pour 14 jours (13 nuits) sont de
  • 2110 € en dortoir
  • 2950 € en bungalow
  • Les frais de participation pour 12 jours (11 nuits) (missions d’automne)
  • 2 030 € / participant avec un logement en dortoir
  • 2 750 € / participant en bungalow privé.

Quel que soit votre choix, les frais de participation comprennent l’hébergement, les repas, les sorties et l’encadrement. Ils ne comprennent pas les vols locaux et internationaux que vous devrez prendre pour nous rejoindre à Rangiroa.

  • Si vous payez des impôts, vous pouvez bénéficier de la défiscalisation à hauteur de 66 % (selon les pays), y compris sur les billets d’avion. L’association vous mettra, si cela est intéressant pour vous, en relation avec un partenaire. Dans ce cas, les frais de participation sont touteefois plus élevés

Le niveau 1 minimum, Open Water PADI / SSI ou équivalent est requis pour participer aux plongées en bouteille ainsi qu’une expérience d’au moins 15 ou 20 plongées en mer / océan. N’oubliez pas d’amener votre carte et votre carnet de plongée.

L’archipel des Tuamotu, au coeur de l’océan Pacifique

Menacé par la montée des eaux liée au réchauffement climatique, l’archipel des Tuamotu compte 78 atolls dispersés sur une surface maritime de 800,000 kilomètres carrés. Ces terres qui affleurent à la surface de l’océan, sont des oasis de biodiversité aquatique particulièrement fragiles. Les atolls des Tuamotu sont caractérisés par leur taille, leur forme, leur ouverture sur l’océan, leur population et les activités qui y sont exercées. On y trouve de petits lagons fermés, sursalés ou saumâtres, de grands lagons ouverts sur l’océan comme celui de Fakarava.

Rangiroa, une oasis de biodiversité

A 350 kilomètres de Tahiti, l’atoll de Rangiroa – « Grand Ciel » en Paumotu -, est une véritable oasis de vie au cœur du Pacifique tropical. Avec ses 170 kilomètres de barrière de corail, de sable et de cocotiers autour d’un lagon de 1,600 kilomètres carrés il est l’une des premières destinations-plongées au monde. Les dimensions imposantes de cet atoll – 80 kilomètres de long sur 20 kilomètres de large en moyenne – et ses deux grandes passes, Avatoru et Tiputa, situées au nord, abritent une faune sous-marine aussi exceptionnelle qu’impressionnante.

Le grand dauphin

La présence de grands dauphins communs, Tursiops truncatus, a été constatée dans les cinq archipels polynésiens. C’est cependant dans la partie nord-ouest des Tuamotu et principalement à Rangiroa que l’espèce semble la plus fréquemment observée. Les grands dauphins ont été popularisés par la série télévisée « Flipper ». En Polynésie française, les adultes mesurent jusqu’à 3,3 mètres et pèsent jusqu’à 450 kilos. Ils sont aisément identifiables à leur corps trapu et grisâtre, terminé par un bec épais séparé du melon – front – par un sillon marqué.

Un aspect souriant trompeur

La ligne de leur bouche, incurvée vers le haut, leur confère un aspect « souriant ». Cet « air » ne correspond cependant pas à la réalité de l’espèce dont les moeurs, et notamment la vie sociale, sont extrêmement complexes et marqués aussi bien par des comportements affiliatifs – jeux, caresses – qu’agonistiques – intimidation, agression. Les nombreuses marques et cicatrices visibles sur le corps des mâles adultes illustrent la puissance de ces animaux.

logo dauphin de rangiroa

A propos de l’association partenaire

Créée en 2019, l’association partenaire est basée aux Tuamotu. Elle bénéficie d’une expérience de suivi des dauphins et des baleines en Polynésie de quinze ans, dont douze saisons de terrain menées avec des éco-volontaires. DDR a pour objectifs la recherche scientifique et participative, la conservation, la sensibilisation et le partage d’informations sur les grands dauphins de l’atoll de Rangiroa. Depuis 2009, la responsable scientifique de DDR étudie la communauté de grands dauphins fréquentant les abords de la passe de Tiputa, située au nord de l’atoll de Rangiroa, et notamment l’impact des activités touristiques sur le comportement des dauphins. Ces animaux sont en effet ciblés par des activités quotidiennes de « dolphin watching » – activités commerciales et non-commerciales d’observation des dauphins dans leur milieu naturel.

Pour plus d’informations sur la mission lisez l’interview de la présidente de l’association