Se perfectionner en langues grâce au bénévolat

L’association Inter-séjours, créée en 1968, propose des stages dans des réserves naturelles et au sein d’institutions sociales, aux USA, en Afrique, en Asie et en Amérique Latine. Une excellente façon de pratiquer une langue tout en voyageant utile. Rencontre avec Marie Hélène.

Écovolontaire : l’association inter-séjours existe depuis 1968. Si, à l’origine, votre activité consistait à organiser des séjours linguistiques à l’étranger, vous proposez aujourd’hui des stages au sein d’institutions sociales et des parcs naturels. L’objectif de ces stages reste-il l’apprentissage des langues ?

Marie Hélène : l’association Inter-séjours existe effectivement depuis 1968. À l’origine, elle proposait des séjours linguistiques ainsi que des séjours au pair à l’étranger. Puis, nous avons remarqué que la meilleure façon de s’intégrer dans un pays était d’y travailler. Nous avons donc organisé des stages notamment au sein d’institutions sociales et des parcs naturels. Les bénévoles découvrent un pays, sa culture, sa population. Ils travaillent dans le domaine social, mais également à la protection de la faune et à la flore.

Lors des stages, les bénévoles sont-ils intégrés au sein d’une équipe ? Travaillent-ils avec d’autres bénévoles ?
M.H : Les bénévoles sont intégrés au sein d’une équipe. Selon le projet, ils travaillent avec d’autres bénévoles ou non.

Quel type de travail effectuent les bénévoles et dans quels pays peuvent-ils partir ?
M.H : nos projets se développent en Asie, en Afrique et Amérique Latine. Les bénévoles peuvent travailler avec des enfants, aider des éducateurs en participant à des activités de peinture ou de chant. Ils peuvent également apporter des soins ou une assistance médicale enseigner …

Ont-ils la possibilité d’oeuvrer pour la protection de l’environnement ou d’animaux en danger ?
M.H : oui, les bénévoles peuvent venir en aide au sein de refuges pour animaux. Ils les soignent, s’occupent de leur nourriture, leur construisent un abri …

Par exemple, au Sri Lanka, on peut s’occuper d’éléphants. Au Vietnam, les bénévoles mettent en place des projets liés à l’écotourisme et à la protection des forêts.
En Amérique Latine, nous proposons de travailler en forêt tropicale avec une communauté indigène.

Comment choisissez-vous les structures d’accueil ?
M.H : nous travaillons avec des ONG locales, des correspondants ou des écoles agréées par les ministères des pays visités. Notre association existant depuis 1968, nous avons su sélectionner des correspondants et des structures fiables. Nous sommes souvent sollicités par des structures locales que nous sommes dans l’obligation de refuser car elles ne remplissent pas certains critères.

Le bénévole ne se substitue-t-il pas à un emploi local ?

M.H :Le bénévole ne se substitue pas à un emploi local. Au contraire, il apporte son aide et partage ses connaissances.

Les stages sont payants. Comment la somme versée au départ par les bénévoles se répartie-t-elle ?
M.H : les frais de stage comprennent, en général, l’accueil à l’aéroport, le transport jusqu’à la famille ou l’auberge, la nourriture, les cours d’introduction à la langue et à la culture du pays, et, selon les pays, des visites et des excursions. Le prix comprend également la prise en charge par le coordinateur local et un manuel. Un don aux institutions locales est effectué, sous la forme d’une aide matérielle.

Sentez-vous un engouement particulier pour les stages au sein des parcs naturels ?
M.H : les stages en parc naturel ou avec des animaux sont très demandés. Ils sont cependant réservés aux bénévoles en bonne santé, car les conditions climatiques et les efforts demandés sont parfois difficiles.

1 Comment

  • Il y a autant de réponses que d’associations en matière d’écovolontariat.
    N’hésitez pas à parcourir les différentes missions et à vous adressez aux associations qui proposent ces missions

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