Le tourisme animalier comme nouvelle source de pollution

« Les sciences participatives, en s’inscrivant dans une approche « bio-centrée » du monde, réaffirment le statut, la valeur intrinsèque et le respect de la différence, nous poussant à cultiver le bien vivre ensemble. Les animaux sauvages font alors médiation. Leur observation et leur rencontre nous amène à une réflexion sur notre rapport à cet autre percevant, agissant et réagissant au monde. »

À 350 kilomètres de Tahiti, dans le nord-ouest de l’archipel des Tuamotu, l’atoll de Rangiroa (« Grand Ciel » en Paumotu) est une véritable oasis de vie et de diversité au cœur de l’océan Pacifique tropical. Il enroule ses 170 kilomètres de barrière de corail, de sable et de cocotiers autour d’un lagon de 1 600 kilomètres carrés aux eaux si chaudes et poissonneuses qu’elles lui valent d’être l’une des premières destinations-plongées au monde.
Les dimensions imposantes de cet atoll (80 kilomètres de long sur 20 kilomètres de large en moyenne) et les deux grandes passes d’Avatoru et de Tiputa, situées au nord, abritent une faune sous-marine aussi exceptionnelle qu’impressionnante. Un tourisme plongée florissant s’y développe depuis le milieu des années 80, attirant de plus en plus d’amateurs qui ont fait à ce site la réputation d’être l’un des meilleurs spots mondiaux pour l’observation de la grande faune marine.

Des grands dauphins instrumentalisés pour le tourisme

Menée avec patience et respect, la plongée touristique peut avoir un impact très positif pour la connaissance et la conservation des animaux en milieu naturel. Cependant, à Rangiroa, des centres de plongée commerciale semblent dépasser les limites de la contemplation. Depuis 2009, le Groupe d’Étude des Mammifères Marins assiste ainsi au conditionnement frénétique des grands dauphins (Tursiops truncatus) côtiers de la zone, instrumentalisées par les plongeurs à la manière de bêtes de cirque ou de delphinariums. L’image, l’adaptabilité et l’opportunisme du grand dauphin en font en effet la cible privilégiée des « montreurs d’ours » de toutes natures. Depuis 10 ans le GEMM de Polynésie a mis en place, en partenariat avec l’ONG Objectif Sciences International et le Centre de Recherches Insulaires et Observatoire de l’Environnement de Moorea, un programme participatif de surveillance scientifique et d’éducation appelé « Céta’Biosphère ». Ce programme accueille chaque année plusieurs dizaines de volontaires de tous horizons intéressés par le comportement animal et la recherche sous-marine.

L’équipe de la GEMM

Vous pouvez mieux connaître le travail du GEMM en visionnant la vidéo « Aux Frontières du Sauvage » et nous rejoindre en Polynésie à travers le programme de sciences participative « Céta’Biosphère » sur
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