La garrigue part en fumée

Les tortues sont menacées par le risque d'incendie.

Tour du monde d’une éco-volontaire : le village des tortues à Gonfaron (6/7). La relève arrive. Ouf ! La soudure entre les mois de juillet et août a été assurée. Jean, Bérangère et moi pouvons enfin souffler. Nous sommes même en sur-effectif, il n’y a pas assez de place pour tout le monde. Ce n’est pas grave, un matelas supplémentaire arrivera ce le soir, peu avant minuit. On ne l’attendait plus…
Un nouveau groupe se forme avec ses nouvelles amitiés et habitudes.
Le climat change aussi, c’en est fini de la canicule ! Le mistral s’est levé, asséchant encore plus le maquis, augmentant à son maximum le risque d’incendie. Le feu reste le premier ennemi et le souvenir des 20 000 hectares de terre brûlés en 2003 avec plus de 3 000 tortues calcinées est fortement ancré dans les mémoires.

Incendie sur le massif des Maures

Les hélicoptères ne cessent de survoler le massif des Maures, une des régions françaises les plus riches en biodiversité, et les camions de pompiers effectuent des rondes. La majorité des routes sont interdites au public. Aussi au village, c’est l’enfer ! Entre le massif fermé à la circulation et le sable qui fouette les peaux bronzées sous l’effet du mistral, les touristes se sont tournés vers le village des tortues. Nous assistons « à la plus grosse journée de toute l’histoire du village ». Parole de permanent. Nous ne sommes pas moins de quatre à la boutique pour endiguer le flux des vacanciers !

Au milieu de l’après-midi, les sirènes des pompiers retentissent et les Canadairs lâchent, au loin, leur cargaison. Malgré toutes les précautions prises, et les messages diffusés par les radios locales, le feu prendra et ravagera 50 hectares de forêt. Malheureusement, demeurait à cet endroit une population de tortues d’hermann. Il n’en reste qu’une petite dizaine dans le massif… Ça fait mal. Et le risque d’incendie est toujours là. Le vent souffle de plus belle. Alerte maximum et journée noire pour les pompiers.
Les bénévoles doivent assurer le bon déroulement des opérations, dans un village noir de monde. Le soir, nous apprenons que l’incendie s’est déclenché à cause d’un automobiliste roulant sur l’autoroute, qui a jeté son mégot par la fenêtre… Une personne du Conservatoire d’espaces naturels ramène les tortues calcinées, toutes noires. Elles seront mises au congélateur et étudiées par le centre de recherche. Les pompiers passent également, et nous demandent de faire la chasse aux fumeurs.

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