Les tortues dans l’imaginaire collectif

Dans l'imaginaire collectif, la tortue a une place bien particulière.

Tour du monde d’une écovolontaire : le village des tortues à Gonfaron (4/7)

Journée au snack. Je remplace une permanente, qui prend son jour de repos. Je n’espère qu’une chose c’est qu’il n’y ait personne ou presque. La perspective de jongler avec les glaces à l’italienne, la friteuse et la machine à café ne me réjouit guère. Finalement, la matinée est encore plus calme que je ne l’avais espéré. Du coup, je me plonge dans un livre, sur les tortues écrit par le responsable du centre. J’y apprends une foule de choses, notamment sur la popularité de ce reptile, qui jadis était considéré comme le messager du mal, car il sortait de terre avec l’arrivée du printemps. Heureusement qu’entre-temps les vers de La Fontaine ont fait leur travail, pour faire de la tortue un reptile très apprécié, un peu trop peut-être. Au fil des pages du livre je découvre le peuple Dogons d’Afrique qui vit en harmonie totale avec son environnement.

Les Dogons sont connus pour vénérer les sulcatas, ces tortues du désert capables de creuser des terriers de 10 mètres. Lorsque le chef du village est absent, c’est la tortue qui le représente. Une « vieille dame » qui peut atteindre cent ans, sorte d’animal totem grâce auquel il est possible de communiquer avec le divin.

« Une frite et un Coca light s’il vous plaît ! » Atterrissage brutal dans le monde du réel. J’attrape la friteuse, la remplie, plonge les frites dans l’huile et manque de m’ébouillanter. Au bout de cinq minutes, une fumée, plus que suspecte, sort de la machine. Je me précipite, sors les frites… le petit garçon qui les a mangées ne semble pas se plaindre, tout va bien, je peux retourner en Afrique avec mes sulcatas jusqu’à ce que trois coups de tonnerre nous sortent tous de notre torpeur estivale.

Le sol craquelé du Midi

C’est théâtral. Le ciel est noir et les premières gouttes frappent avec violence le sol craquelé du Midi. L’averse sera de courte durée, mais suffisamment longue pour renverser la tendance et engendrer un air frais ô combien revigorant. Ce regain d’énergie est nettement perceptible chez tous les membres de l’équipe. « Il faudrait réparer la douche, faire le ménage dans la salle de bains et peut-être aussi enlever les toile d’araignées », les bonnes idées fusent ! 
Disons-le, les locaux réservés aux bénévoles sont en piteux état (NDLR. Depuis, le village des tortues à construits des locaux tout neuf pour les bénévoles). Dans certaines parties du bâtiment, le plancher manque de se dérober sous nos pieds. Et je ne parle pas des tarentules qui par centaines tissent leurs toiles dans ces cabanes en bois, où elles semblent avoir élu domicile depuis bien longtemps. Certains diront que c’est spartiate, d’autres rustique. Si dans la plupart des cas les bénévoles ne prêtent guère attention à ces conditions, d’autres prendront la fuite le soir même de leur arrivée, comme ce fut le cas récemment, ce qui n’a pas arrangé nos affaires en matière d’effectifs. 
Un soir, nous nous ne sommes que quatre à partager le repas et veiller sur le village, les plus grosses journées sont encore à venir et je suis prévue en « mission » sur l’autoroute des vacances pour le grand chassée-croisée estival.

Laurence Dupont

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