Around the Rock, une aventure au coeur de la protection de la nature

Alors qu’ils étaient salariés dans l’industrie, Céline et Anthony ont quitté le système comme ils disent, pour s’engager dans des missions d’écovolontariat  autour du monde. C’était il y a deux ans, et l’aventure n’est pas terminée !

Pourquoi avoir choisi l’expression Around the Rock pour votre expédition ?
Céline et Anthony :  Around the rock est un détournement de « Around the world » qui nous rappelle que notre terre est un rocher, couvert d’eau et de végétation, indispensables à la survie de la biodiversité. L’homme dépend de la planète et peut la surexploiter de façon irréversible ou la préserver pour les générations futures d’où la question : Que souhaitons-nous faire de notre rocher ? La réponse peut sembler évidente et pourtant la prise de conscience de chaque individu est différente suivant son origine géographique et son mode de vie.
Nous avons décidé, pour notre part, d’agir pour l’avenir de la biodiversité en nous orientant vers la protection des espèces menacées et de leur habitat.
De plus, le symbole du caillou met en évidence que si nous mettons tous notre petite « pierre à l’édifice », on pourra améliorer les choses

Comment votre projet est-il né et quelle était votre vie avant de vous lancer dans l’aventure ?
Nous travaillions tous les deux dans l’industrie : Céline était contrôleuse de gestion au sein de la société MPO, fabriquant de disques optiques. Anthony était responsable commercial dans une société qui produit de l’inox. Nous avons commencé à voyager en 2002 en « backpackers », mais c’est en 2007 que nous avons commencé à faire de l’écovolontariat pendant nos vacances. A chaque retour de mission, il nous était toujours plus difficile de revenir dans le « système », puis nous avons commencé à préparer notre projet de tour du monde écovolontaire en 2011, pour un départ le 4 avril 2014.

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Cela fait plus de deux ans que vous êtes sur les routes pour aider les associations de protection  de l’environnement en tant qu’éco-volontaire. Après toutes ces missions, quelle est votre vision de la Terre ?
La planète en règle générale se porte très mal et les espèces animales ont de moins en moins d’espace pour vivre car l’Homme est présent même dans les zones les plus reculées. Mais même si la situation ne s’améliore pas aussi vite que l’on ne le souhaiterait, nous gardons notre optimisme et c’est ce qui nous fait avancer. En tout cas, nous pensons que pour améliorer la situation, il faut proposer en permanence des alternatives, pour qu’une grande partie de la population change son rapport avec son environnement et décide de le protéger.

Payez-vous vos missions d’écovolontariat ?
Nous n’avons payé que nos frais de nourriture lors de notre première mission, mais de façon générale, nous ne payons pas, car nous sommes autonomes, nous vivons dans le véhicule et nous n’avons pas besoin qu’on nous prenne en charge. En Mongolie, nous nous sommes greffés à la mission « Gobi Bear Project » pendant laquelle nous avons suivi les rangers dans leur travail pour la protection de l’ours de Gobi. Au Kirghizstan, nous avons organisé nous-mêmes des expéditions écovolontaires avec les rangers et des membres de notre association. Nous avons également communiqué dans les écoles et avons organisé des journées de nettoyage / plantation d’arbres… Au Laos, nous sommes restés 5 mois au sein de l’ONG Free The Bears où nous avons construit, entre autre, un enclos pour des oursons qui avaient été braconnés.

Intervention auprès d'une classe d'étudiants au Kazakhstan à Almaty
Intervention auprès d’une classe d’étudiants au Kazakhstan à Almaty

Vous avez été en contact avec plusieurs associations de protection de l’environnement. Avez-vous la possibilité de «placer » des écovolontaires ?
Toutes les associations que nous avons visitées et qui peuvent accueillir des écovolontaires sont sur notre site internet : http://around-the-rock-reserves-fr.over-blog.com/
Dès que nous le pouvons, nous organisons des expéditions avec les membres de notre association Around The Rock et les locaux.
Les missions que nous avons menées au Kirghizstan n’étaient pas encadrées par des structures locales et la télévision kirghize nous a soutenus dans nos actions de sensibilisation à la préservation des espèces menacées et de leur environnement.

 A ce jour, où en êtes vous ? Continuez-vous à parcourir la planète ? Quels sont vos prochains projets ?
Le centre de conservation des éléphants de Sayaboury au Laos nous a proposé un projet de construction d’un centre d’informations à Luang Prabang. Après plusieurs mois de bénévolat, le fondateur du centre nous a proposé de gérer le centre des éléphants pendant les deux prochaines années. Finalement, notre tour du monde devrait durer plus longtemps que prévu, car nous comptons bien reprendre la route ensuite.

Chameau sauvage : espèce que l'on trouve que dans la zone protégé du grand gobi A en Mongolie et dans le nord de la Chine
Chameau sauvage : espèce que l’on trouve que dans la zone protégée du grand gobi A en Mongolie et dans le nord de la Chine

Quelque-chose à rajouter ?
Tout le monde peut faire de l’écovolontariat à son niveau, dans son comportement de tous les jours. Il n’y a pas de héros de l’écologie, seulement des individus qui comme nous apportent leur contribution. Par exemple, un des membres de notre association a réalisé un hôtel à insectes dans une école en France afin d’expliquer aux élèves l’importance de respecter tous les êtres vivants même ceux qu’ils connaissent peu et dont ils ont parfois peur. Le boycott de certains produits qui participent à la destruction de notre environnement est également une autre action possible (l’huile de palme par exemple dont on explique les méfaits depuis plus de 10 ans). Il n’y a pas besoin de structure particulière pour agir, il faut simplement du courage et de la détermination. L’écologie n’est finalement que du bon sens.

 

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