Guyane : une exploitation aurifère plus responsable

Le comité français de l’UICN, France Nature Environnement, la Fondation Nicolas Hulot et le WWF-France adressent un message aux élus guyanais, sur le schéma minier.

Pour ces organisations de protection de la nature, trois points devront intégrer la version finale du schéma :

1. Le respect de toutes les zones disposant d’un statut de protection réglementaire ou faisant l’objet d’inventaires d’intérêt écologique ;

Afin d’être compatibles avec les préconisations du Grenelle, les activités minières devront respecter les secteurs riches en biodiversité. Les zones disposant d’un statut de protection réglementaire ou ayant fait l’objet d’inventaires d’intérêt écologique doivent être interdites à l’exploitation minière.

2. Une meilleure réglementation de l’orpaillage alluvionnaire ;

L’orpaillage alluvionnaire implique une turbidité des eaux, impactant fortement la faune et la flore aquatiques et entraîne des conséquences négatives sur la potabilité de la ressource. Cette activité doit être maintenue pour des raisons socio-économiques mais plus fortement réglementée afin de limiter au maximum les impacts sur le régime hydrique et la qualité des eaux.

3. L’adoption d’une gouvernance adaptée pour la commission départementale des mines ;

La Commission départementale des mines devra respecter un mode
de gouvernance et faire siéger, avec les mêmes droits de vote, toutes les parties de la question de l’orpaillage en Guyane, parmi lesquelles le conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN), le Parc amazonien de Guyane, et les communautés indigènes.

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