Volontariat avec des lionceaux : attention danger !

Aventure Africaine nous explique pourquoi elle ne propose pas de projets dans lesquels les volontaires s’occupent de lionceaux. Un article qui devrait vous aider à choisir vos missions d’écovolontariat.

Vous avez sûrement dû voir, même rêver, devant des photos de volontaires donnant le biberon à des lionceaux ou jouant avec eux. Peut être vous demandez-vous pourquoi nous ne proposons pas ce type de projets ? La raison est que la réalité qui se cache derrière ces photos est vraiment dramatique et que nous ne voulons pas cautionner cela.
Les projets proposant ce type d’activités sont, dans la grande majorité des cas, basés sur des mensonges.

Parqués dans des enclos

les personnes qui proposent ce type de projet vont tout d’abord faire croire aux volontaires que la lionne a abandonné ses petits et qu’il revient donc aux hommes de s’en occuper. Or, 9 fois sur 10, ceci est un mensonge et les équipes ont tout bonnement volé ces lionceaux. Les lionnes sont d’excellentes mères et les fois où elles abandonnent leurs petits sont rarissimes et si cela devait se produire, une autre lionne du clan s’en occuperait.
Les lionceaux sont donc confiés aux volontaires à qui on explique qu’une fois adultes, ils seront relâchés dans diverses réserves. Ceci est encore un mensonge. Pour qu’un lion élevé en captivité puisse avoir une chance d’être relâché, il faudrait qu’un seul humain s’occupe de lui. Ainsi, il ne serait pas habitué aux humains en général mais qu’à un seul individu. Le problème quand un lion a été habitué aux humains ? Une fois relâché, ce lion n’hésiterait pas à s’attaquer aux hommes pour avoir de la nourriture, alors que l’instinct premier d’un lion sauvage est de les craindre.
Ces lionceaux sont donc pris en charge par des dizaines de volontaires différents par semaine, ils n’ont bien souvent aucun répit pour se reposer ou simplement s’isoler. Arrive un jour, vers l’âge de 5-6 mois, où ils deviennent trop brusques et potentiellement trop dangereux pour rester dans un petit enclos avec des volontaires, bien souvent, sans surveillance.

Chasse en boîte

Ils sont donc déplacés dans une autre structure, dans laquelle ils seront utilisés pour les « marches avec les lions » (« lion walks »). Ceci consiste à partir en balade dans la savane avec plusieurs grands lionceaux ou jeunes lions, accompagné de « guides » munis de bâtons (n’oublions pas que même domestiqué, le lion reste un animal très dangereux et imprévisible). Là encore, au bout de quelques mois ou années, ces jeunes lions deviennent trop dangereux pour être mis au contact de touristes.
Ils sont donc ensuite parqués dans des enclos, souvent entassés à plusieurs dans des espaces moindres, en attendant leur funeste sort. Les femelles sont bien souvent remises dans le circuit de la reproduction. Les mâles, quant à eux, une fois qu’ils ont atteint les 4-5 ans et qu’ils présentent une belle crinière, sont proposés à de riches « chasseurs » comme trophée. Pourquoi les guillemets ? Parce que cette chasse appelée « chasse en boîte » consiste à placer le lion (domestiqué) dans un enclos (plus ou moins grand), à l’attirer à l’endroit voulu avec une carcasse qui a été préalablement déposée (il a de plus souvent été drogué) et à le laisser en pâture à ce soi-disant chasseur qui n’a qu’à appuyer sur la gâchette (quand il n’a pas choisi l’option « arbalète ») pour ramener chez lui son trophée du grand prédateur. Il racontera certainement qu’il a bravé tous les dangers pour cela.

Alors si vous voulez faire du volontariat utile et éthique, ne soyez pas dupes, ne choisissez pas les projets vous proposant de vous occuper de lionceaux.

Aventure Africaine

Si vous souhaitez consulter la liste des projets d’Aventure Africaine, vous pouvez vous rendre sur le site Internet : http://www.aventure-africaine.com/
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