Volontariat au coeur des Big Five : Patsi le buffle apprivoisé

Buffle
Le buffle est un animal sauvage réputé pour être dangereux. Celui-ci a été apprivoisé car adpté dans une ferme.

Carnets de route mission d’écovolontariat en Afrique du Sud (8/10) : Le buffle appartient à la famille des big five, à savoir les cinq mammifères les plus craints par les chasseurs d’antan. Issus de la lignée des bovins, le buffle est l’un des animaux sauvages qui attaque le plus souvent l’homme sur le continent africain. S’il se sent menacé, il n’hésitera pas à charger en premier. La réserve du Makalali a un troupeau composé d’une trentaine de buffles. Une fois par semaine, le premier Game Drive de la journée est consacré à l’étude du troupeau.
Celui-ci est, pour l’instant, rassemblé dans un parc clôturé dans la réserve, sans lion ni léopard. La clôture sera détruite lorsque le troupeau atteindra cinquante individus, seuil à partir duquel il sera en mesure d’assurer sa survie. Le buffle vit en troupeau et a pour principal prédateur le lion. Son système de défense est étroitement lié au troupeau qui forme un cercle en cas d’attaque. Leurs cornes forment un bouclier résistant qui décourage les prédateurs.

Le buffle adopté par des vaches

Le troupeau de la réserve de Makalali se porte à merveille. Aucun des buffles n’est atteint de tuberculose, ce qui est le cas de plus de 70 % des buffles en Afrique. L’un de ses membres se démarque cependant des autres de par un comportement différent. Il s’agit de Patsi. A peine avons nous franchi le portail du parc aux buffles, que Patsi accoure vers nous tel un chien fidèle. C’est plutôt curieux pour un buffle, un animal réputé dangereux et inapprivoisable. Sauf que Patsi a une histoire particulière. Très jeune, elle a perdu sa mère et s’est fait rejeter par son troupeau d’origine. Elle s’est alors dirigée vers une ferme où elle a été adoptée par des vaches. Pendant tout ce temps, elle a développé des liens avec les fermiers et s’est familiarisée à la présence humaine. A son arrivée dans la réserve du Makalali, les rangers avaient des doutes sur sa capacité à survivre avec les siens. Mais Patsi est toujours là. Nous pouvons la caresser, lui tapoter sur les cornes, ce qui est formellement déconseillé avec les autres. En observant le comportement du troupeau, nous remarquons que les buffles adoptent une attitude différente avec Patsi, qui semble en retrait. L’objectif des rangers est que ce buffle apprivoisé retrouve ses réflexes d’animal sauvage, pour qu’une fois les barrières ouvertes, elle puisse survivre parmi les siens.

 

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