Avec les animaux sauvages en Afrique du Sud : avis et conclusion

Lion savane
Un lion et des lionnes se prélassent.

Carnets de voyage : mission d’écovolontariat dans une réserve en Afrique du Sud (10/10) : L’expérience de volontariat au coeur du Makalali est largement positive. J’y ai passé quinze jours et y serais restée une semaine de plus si j’en avais eu la possibilité ! Pour rappel, le Makalali est une réserve privée de 25 000 hectares, située à deux pas du Parc Kruger en Afrique du Sud. Peuplée d’animaux sauvages et des fameux big five (léopard, éléphant, lion, rhinocéros, buffle), l’association qui m’a accueillie mène un travail d’étude et de protection des espèces qui peuplent la savane. Parmi ces animaux sauvages, nombreux sont en danger en raison de la convoitise des  braconniers.
Le travail des écovolontaires consiste à repérer, compter, observer les différentes espèces étudiées lors des sorties en voiture safari ou à pied.

Un objectif pédagogique

Quinze jours dans une réserve entourée d’animaux sauvages donne l’occasion de s’immerger dans une nature sauvage, intacte, loin de toute civilisation. Le dépaysement est total. L’expérience du volontariat est bien plus riche qu’un simple safari touristique. En effet, les rangers qui vous encadrent, vous guident pas à pas sur les traces d’animaux sauvages.
Ainsi, le deuxième point positif, après l’immersion dans un univers sauvage, est le souci pédagogique des rangers envers les volontaires. Vous n’avez plus d’excuse, au bout d’une semaine, si vous ne reconnaissez pas une trace de rhinocéros ! Vous rentrez chez vous la tête pleines d’images et remplie de nouvelles connaissances.

Une mission solidaire et un travail utile

Une autre question à laquelle il est important de répondre, c’est l’utilité du travail et la destination de la participation financière.
Toutes les informations collectées sont stockées dans une base de données et sont destinées à servir de matière première à des chercheurs. Le travail effectué sert indirectement à l’étude et à la protection de la vie animale dans la savane. Le rythme de travail n’est pas intense. Vous avez beaucoup de temps libre entre le Game Drive du matin et celui de l’après-midi.

Où va l’argent ?

Concernant l’argent utilisé. Déjà, pour avoir plusieurs missions d’écovolontariat à mon actif, je peux affirmer que les conditions d’hébergement sont très correctes.
Enfin, l’association participe à des projets de développement locaux. Elle soutient financièrement un orphelinat que nous sommes allés visiter un samedi. Le Holy Family Orphanage accueille des jeunes orphelins ou sortis de leur famille pour leur sécurité. Beaucoup sont atteints du VIH et reçoivent un traitement adéquat. La visite de l’orphelinat est un moment émouvant ponctué de rires d’enfants. Environ une fois par mois, les volontaires y passent une après-midi pour jouer avec les enfants. Nous pouvons considérer que la participation financière est, dans ce cas, utilisée selon le même principe que le voyage solidaire.

Un troupeau d’éléphants

Le nombre de volontaires

A la période où je suis allée dans la réserve (octobre), nous étions hors période scolaire. Le nombre de volontaires était de dix, répartis sur deux camps. Les volontaires venaient d’Europe et des Etats-Unis. Leurs âges s’étalaient entre 18 et 62 ans. Il n’y a pas d’âge pour faire de l’écovolontariat !
Je conseille à ceux qui aiment la tranquillité, de venir hors saison. L’été, en revanche, il y a beaucoup plus de monde et la moyenne d’âge est plus basse. Je conseille également de prévoir au moins une semaine au Bush Camp, pour vivre une expérience unique cœur de la savane et des animaux.

Quid du développement touristique ?

Comme il faut bien chercher des points négatifs, je vais en donner un. En fait, il s’agit plutôt d’une crainte que je vais exprimer ici. Le Makalali étant un regroupement de plusieurs réserves privées, certains propriétaires construisent des lodges haut de gamme et proposent des safaris touristiques. A ce jour, ce tourisme reste discret vous ne croisez que très rarement d’autres voitures lors des Game Drive. Toutefois, un autre hôtel est actuellement en construction, il faut souhaiter que la réserve du Makalali maintienne le bel équilibre qu’elle a trouvé entre présence humaine, tourisme et vie sauvage.

 

Si vous êtes intéressés.
L’association dont je tais volontairement le nom ne prend pas de volontaire directement. Il faut donc passer par un intermédiaire. Je vous conseille Volonterre Africa, créée par Nathalie, qui a vécu plusieurs années au sein du Makalali. Elle saura vous guider vers cette aventure au coeur de la savane et de ses animaux sauvages.

Laurence Dupont

Lire tous les articles du blog de voyage de la mission d’écovolontariat en Afrique du Sud eu cœur des big five

 

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