Makalali : 25 000 hectares à entretenir

Le travail consiste à dégager les arbres déracinés par les éléphants, des chemins.

Blog de voyage de la mission d’écovolontariat en Afrique du Sud (4/10). Si la réserve du Makalali, située à deux pas du parc Krüger, est destinée à un retour à la vie sauvage sur le plan de la faune et de la flore, elle nécessite néanmoins un entretien régulier. En effet, le pari des réserves privées d’Afrique du Sud est de concilier une nature sauvage avec une exploitation scientifique et touristique. Il n’y a donc pas que les big five (buffle, éléphant, léopard, rhinocéros, lion) dans la réserve, mais bel et bien des hommes et des femmes qui étudient, observent, se ressourcent, bref profitent d’un coin de terre qui paraît encore vierge. Ceux qui regardaient Daktari dans les années 70, se retrouvent inévitablement plongés dans l’univers magique d’un enfant devant cette série télé, devenue culte.

Mais pour marcher dans les pas de notre héros d’enfance, il faut des chemins. Pas des routes goudronnées, mais des passages. Les 25 000 hectares de la réserve Makalali sont sillonnés par une multitude de chemins plus ou moins carrossables pour un 4X4. Si ces voies n’étaient pas entretenues, la savane se refermerait sur ses animaux sauvages, excluant la présence de tout être humain.
Rassurez-vous, il n’y a ni hordes de touristes ni embouteillage de 4X4. Nous devons croiser, chaque jour, pas plus de 3 ou 4 voitures, dont la moitié de safari à vocation touristique. Il s’agit d’un tourisme essentiellement haut de game combinant safari et lodge.

L’entretien des chemins est en partie supporté par l’association qui m’accueille et donc les écovolontaires. Deux fois par semaine, le travail des volontaires consiste donc dégager les chemins et réhabiliter les parties endommagées.
Outre les fortes pluies, le principal ennemi des routes de la réserve est l’éléphant. C’est connu, il ne fait pas dans la dentelle et, lors de son passage, il déracine les arbres et crée ainsi des barrages qui stoppent net toute excursion. C’est pour cela qu’il faut toujours partir avec une cisaille et une scie dans la voiture !
Les jours de maintenance, nous partons avec trois scies, quatre cisailles et une tronçonneuse. C’est Mike, le directeur du projet en personne qui nous accompagne.
Le bush, il le connaît comme sa poche, pour y travailler depuis une quinzaine d’années. Il sait exactement quel chemin est à dégager, quelle ornière à remblayer de cailloux, l’endroit où la dernière fois, il a vu une pierre qui pourrait servir de table basse. On y fera un détour pour voir si elle est transportable.

Ce travail de maintenance est plutôt physique car il faut couper des arbres, les dégager et trimballer des pierres pour mettre dans les ornières. Il se déroule dans la bonne humeur et fait partie des tâches demandées aux écovolontaires. Bien sûr, personne ne vous en voudra si vous n’êtes pas très efficace, mais il est important de jouer le jeu. J’en profite, à ce titre, pour rappeler que lors des missions d’écovolontariat, vous êtes amenés à vous servir de nombreux outils est qu’il ne faut surtout pas hésiter à dire si vous n’êtes familier de l’un d’eux. Dans certaines missions un chef d’équipe rappelle toujours les consignes de base pour se servir d’un outil en toute sécurité, parfois non. Il ne vous sera toutefois jamais demandé de vous servir d’une tronçonneuse. Mike ne l’a prêtée à personne !

Laurence Dupont

 

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