Les Westfjords islandais : un voyage grandeur nature

La cascade de Dynjandi dans les fjords de l’Ouest de l’Islande.

Les fjords de l’Ouest islandais appartiennent à ces régions qui vous coupent le souffle tant leur beauté est grandiose. Majestueux, parfois austères, mais surtout puissants avec la force de vie qu’ils dégagent, la région des Westfjords  est celle qui m’a le plus marquée, lors de mon road trip de dix jours en Islande. A chaque tournant c’est un étonnement, une surprise, de la joie, mais également un sentiment de solitude qui peut surgir alors vous roulez sur une route caillouteuse sans croiser âme qui vive. J’ai eu les quatre saisons en un jour, de l’averse de neige au grand ciel bleu. Le paysage, d’un gris déconcertant, peut d’un coup se métamorphoser sous l’effet d’un rayon de soleil. La faune et la flore sont reines, du renard polaire aux multiples sternes dont les habitants se protègent avec des épouvantails d’une autre époque.

Deux routes principales parcourent les Westfjords, la N°61 et la N°60. La plupart des routes sont accessibles avec une voiture normale (qui ne soit pas un 4X4), mais toutes ne sont pas goudronnées. Pour faire le tour complet des Westfjords de l’Islande, vous devrez rouler sur des routes de gravier et/ou de terre sur environ 150 kilomètres.

Holmavik : les portes des fjords de l’Ouest

Holmavik
Les maisons colorées d’Holmavik.

Holmavik est un petit village tranquille de pêcheurs qui marque la porte d’entrée des Westfjords par le nord (route 61). Son centre, très petit, situé autour du port et formé de maisons colorées, se compose d’une boutique traditionnelle de pulls en laine fabriqués  à la main, ainsi que du musée de la sorcellerie des fjords de l’Ouest. Ce musée, (Museum of Icelandic Sorcery), à l’entrée  gratuite lorsque j’y suis passée, vous plonge dans un imaginaire propre à  l’Islande des Westfjords, où la magie n’est jamais très loin. En effet, le caractère isolé des fjords de l’Ouest, jadis peuplés uniquement de pêcheurs dont la vie était menée à rude épreuve, a été propice à  l’épanouissement de croyances et de rites chamanes.  La sorcellerie était, semble-t-il, régulièrement pratiquée.

Attenant au musée de la sorcellerie vous pourrez faire une pause dans le café/restaurant, tenu par une équipe très sympathique.

J’ai passé la nuit au camping de Holmavik, situé sur les hauteurs du village et géré par le personnel de la piscine. Pour les douches, il faut prendre une entrée pour la piscine (pensez aux heures d’ouverture). Le camping dispose d’une cuisine qui ferme à 20 heures. Les toilettes sont sur le terrain.

De Holmavik à Islafjordur par la route 61

Moutons islandais
De nombreux moutons sur le bord de la route.

La N° 61 de Holmavik à Islafjordur longe pas moins de sept fjords : Isafjordur, Mjoifjordur, Skotufjordur, Hestfjordur, Seydisfjordur, Alftafjordur, Skutulsfjordur.
Comptez plusieurs heures pour faire ce trajet de 220 km car la route est sinueuse. De plus, il est fort à parier que vous vous arrêterez souvent car le paysage est époustouflant. Au niveau de Hvitanes, une colonie de phoques se reposent sur les rochers, au loin. Un panneau signale sa présence.
Soyez attentif, il se peut que vous croisiez un renard polaire sur la route. J’en ai observé un sur le bas côté, en train de chasser des oiseaux marins.

Si vous êtes intéressés par ce renard des zones arctiques, arrêtez vous à l’Artic Fox Center, un musée et centre de recherche sur le renard polaire, situé à Sudavik. Les passionnés pourront y acheter un livre de photos édité par un photographe français et les étudiants en biologie pourront poser leur candidature comme écovolontaire.
Lire l’article sur l’Artic Fox Center ici.

J’ai passé une nuit au camping de Islafjordur. Un très beau camping que vous trouverez en prenant la direction de Tungudalur, juste après le supermarché Bonus. Le camping est situé à côté d’une très belle cascade. Une cuisine est à disposition et les douches sont chaudes.

D’Islafjordur à Mélanes par la route 60

Le village d’Isafjordur, le long de la route 61.

Cette partie-là du road trip est un peu plus aventureuse car une large portion de route n’est pas goudronnée. Prévoyez donc du temps pour ce trajet de 200 kilomètres environ et attendez-vous à tous les types de temps. J’ai eu droit à une averse de neige en passant un col. Autre curiosité de cette route, le tunnel que vous emprunterez à la sortie d’Islafjordur. Long de plusieurs kilomètres, il a pour particularité d’intégrer un croisement et de comporter une longue portion à une voie. Tout est donc une question d’appréciation lorsque vous croisez une voiture. A cet effet, des petites places de parking sont sur le côté.

Les fjords de l’Ouest, c’est aussi ça, pendant des heures.

Au milieu du trajet, vous passerez devant la cascade de Dynjandi. Avec celle de Gulfoss, elle est, selon moi, l’une des plus belles de l’Islande avec l’avantage d’être beaucoup moins visitée. Lorsque j’y suis passée, nous n’étions pas plus de dix sur le site. Ce dernier comporte des sentiers aménagés permettant de monter le long de la cascade, quelques tables de pique-nique et des toilettes. Une excellente escale dans une nature encore préservée du tourisme de masse, jusqu’au jour où la route sera goudronnée…

Avant d’arriver à Mélanes, vous pouvez faire un détour par Patreksfjordur. Un petit village de pêcheurs qui vous demandera un crochet de 30 kilomètres environ sur une route goudronnée. Très utile pour faire le plein d’essence et se ravitailler.

J’ai passé deux nuits au camping de Mélanes, accessible par une route non goudronnée (N° 614) et un peu vertigineuse. Un camping dans un cadre unique, au bord de la plage de Raudasandur. Petite cuisine à disposition et douches chaudes.

La péninsule la plus au sud des Westfjords

La plage de sable rouge à côté du camping de Mélanes.

La petite péninsule qui se trouve au sud des Westfjord mérite de s’y arrêter au moins deux nuits.
Marcher le long de la plage déserte de sable rouge est un vrai plaisir. Toujours près de la plage de Raudasandur, mais du côté opposé au camping, se trouve un café très cosy (il est indiqué par un panneau quelques kilomètres avant) où il fait bon s’arrêter pour se restaurer et se réchauffer, avant de continuer une marche à la recherche des phoques par marée basse.

Le point d’orgue de cette péninsule est sans aucun doute la falaise de Latrabjarg, une falaise où nichent des milliions d’oiseaux dont les fameux macareux moines.

Lire l’article sur les falaises de Latrabjarg ici.

Pour quitter les Westfjords, j’ai choisis d’emprunter le ferry à Brjanslaekur pour Stykkissholmur village de la péninsule de Snaefellsnes.

Il est recommandé de réserver à l’avance.

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