L’Ecoasis, Lavayssade, l’Eprit du Causse, les adresses cosy et écolo du Lot

ecoasis lot

L’Écoasis, un gîte eco-construit sur le chemin de Saint-Jacques

A Gréalou, près de Figeac dans le Lot, sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, Manu et Audrey vous accueillent à l’Écoasis, un gîte d’étape eco-construit où vous partagerez d’excellents moments de convivialité. Ce couple, sorti de l’école hôtelière en 1997, a dans un premier temps roulé sa bosse à l’étranger pendant plus de dix ans dans quatre pays différents : États-Unis, Costa Rica, Chili et Espagne. Après avoir exercé dans des chaînes haut de gamme et s’être frottés à des postes à responsabilités, le temps de la recherche du sens que l’on donne à sa vie est arrivée, avec comme toile de fond la crise de 2008. « A l’époque nous étions à Barcelone, on gagnait bien notre vie, mais on dépensait beaucoup aussi, notamment à cause de la cherté de l’immobilier dans les grandes villes européennes », souligne Manu. C’est également à cette époque qu’Audrey et Manu commencent à s’intéresser de près à la pensée de Pierre Rabbi qui prône une sobriété heureuse proche de la nature. Chemin faisant, le couple décide de tenter l’aventure d’une vie plus calme et proche de la nature. Tous les deux tombent amoureux de Figeac et de ses paysages calcaires. « On nous a dit qu’il manquait un gîte d’étape sur le GR65 vers Gréalou. Nous avons donc cherché un terrain à construire dans le coin jusqu’à ce que nous découvrions cet endroit. »

ecoasis GR65
Manu et Audrey vous accueillent à l’Écoasis sur le GR 65.

Au lieu-dit Puy Clavel, le gîte offre une vue splendide sur le Causse du Quercy que vous pouvez contempler derrière l’immense baie vitrée de la salle à manger.
« La construction du gîte a pris onze mois. Nous avons fait appel à des artisans locaux pour le gros oeuvre. Le reste a été construit grâce notamment à un chantier participatif », explique Manu.
L’objectif était de concevoir une grande maison la plus autonome possible. Pour cela, l’architecture du bâtiment a été élaborée en fonction des principes de la bioclimatique en privilégiant, par exemple, une exposition plein sud avec de grandes ouvertures. Les énergies renouvelables sont largement utilisées comme les panneaux solaires qui viennent en complément d’une chaudière à granules de bois produites localement. « Nous dépensons 1 200 euros / an pour l’eau chaude et le chauffage auquel il faut ajouter 100 euros/mois d’électricité pour 500 m2 avec l’équivalent de 14 personnes qui vivent à temps plein dans la maison. »
Toutes les toilettes du gîte sont sèches et ne dégagent aucune odeur ! L’urine est séparée des selles par gravité et ces dernières sont récupérées pour le compost.
Les eaux usées sont traitées par un système de phyto-épuration formé par six bassins remplis de roche volcanique micro poreuse (pouzzolane) et de plantes aquatiques (phragmite, carex, iris, salicaire…). Une fois traitée, l’eau rejetée dans l’environnement a une qualité équivalente à une eau de baignade.

L'Écoasis
L’Écoasis, une ravissante maison eco-construite.

L’Écoasis peut accueillir jusqu’à 30 personnes. 50 % de l’activité est assurée par les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, du mois d’avril à octobre et les 50 % autres par des particuliers, mais aussi des familles, des groupes ou des mariages. Audrey et Manu organisent des séjours pour les groupes sur mesure. De plus, le gîte possède une salle qui peut accueillir une quarantaine de personnes. Fonctionnelle, claire et lumineuse, elle permet l’organisation de réunions, de formations, de stages mais aussi de pratiques de yoga, qi gong, méditation…
Bien sûr, tout est organisé pour vous restaurer sur place. Leur cuisine est uniquement composée de produits frais et de saison. Les producteurs et fournisseurs vivent et travaillent dans le coin.

Le gîte de la Vayssade, au coeur de la terre du diamant noir

Aux gîtes du domaine de Lavayssade, Hélène a également développé une activité de gardiennage de chevaux.

A Lalbenque, Hélène vous accueille dans une grange du XVIIIe ou la modernité et la tradition se conjuguent dans une atmosphère cosy et confortable.
Loti dans une grange du XVIII e siècle entièrement réhabilitée, le gîte de Lavayssade est l’histoire d’une famille qui transforma le domaine en fonction des projets de chacun et de l’évolution de la société. « Vayssade signifie vieille vigne », souligne Hélène qui a repris l’activité de gîte et de chambres d’hôtes initiée par ses parents. Et de continuer : « Je suppose qu’il y avait jadis une activité viticole qui a dû péricliter à la fin du XIXe siècle à cause du phylloxéra. C’est en 1902 que ma famille a acheté le domaine. C’était un instituteur qui est devenu notaire et qui avait installé son étude dans l’ancien pigeonnier. Mon arrière grand-père, qui était médecin, avait également installé son cabinet à Lavayssade. Puis, pendant près de vingt ans, le domaine a été inhabité pour être ensuite réinvesti par ma grand mère qui l’a entretenu comme elle pouvait, en vendant des toiles. »

grange du XVIIe siècle
Une grange du XVIIIe siècle a été réhabilitée et accueille 5 chambres d’hôtes.

 

Gîtes Lot
Les anciennes poutres en chêne donnent un charme fou aux gîtes !

Le gîte est né en 2002 et c’est en 2010 qu’Hélène et son mari reprennent l’activité. Aujourd’hui, quatre générations vivent au sein du domaine qui abrite deux gîtes : L’ancienne étude de notaire qui est une maison quercinoise traditionnelle de 110 m2 aménagée sur deux étages et le gîte de Lagrange, qui compte cinq chambres d’hôtes. Les poutres de chênes centenaires et les pierres apparentes donnent une atmosphère cosy où tradition et modernité se mêlent. Il est possible de réserver le gîte de la Grange dans sa totalité avec le petit déjeuner et le repas du soir.
De la mi-janvier au mois de février, des séjours « escapade gourmande » au pays de la truffe sont organisés. En effet, dans le Lot, Lalbenque est connue pour ses truffes appelées diamants noirs. Le séjour se déroule sur trois nuits du samedi au mardi. Au programme : marché aux truffes, repas aux truffes et tout ce que vous voulez savoir sur ce champignon aussi rare que mystérieux.

L’Esprit du Causse ou la gastronomie au coeur du village de Concots

l'Esprit du Causse
Romain et Marlène devant l’Esprit du Causse à Concots.

Sur la place du village de Concots, dans le Lot, Marlène et Romain vous accueillent à l’Esprit du Causse, un restaurant gastronomique avec deux chambres d’hôtes et un jacuzzi à l’étage.
Marlène et Romain se sont rencontrés à l’école hôtelière de Toulouse. Après une expérience dans des établissements de renom comme Maison Bricourt chez Monsieur Roellinger (2 macarons Michelin) ou Les Prés d’Eugénie chez Monsieur Guerard (2 macarons Michelin), et un passage à la Réunion, le couple a souhaité créer son propre restaurant. « Dès la sortie de l’école, nous pensions nous installer, mais ce n’était pas le moment. Puis un jour, nous nous sommes lancés ! » Se rappelle Marlène. C’est un 25 décembre qu’ils ont visité la bâtisse du centre de Concots. « Ce lieu a toujours accueillis du public depuis la révolution, il semble que les francs maçons s’y réunissaient régulièrement », ajoute Marlène. En 2016, après d’importants travaux, le restaurant ouvre avec ses deux chambres d’hôtes.

L'esprit du Causse Concots
Au dessus du restaurant, deux chambres d’hôtes avec jacuzzi vous accueillent.

Les murs de pierres de l’ancienne bâtisse avec son parquet d’origine et ses poutres confèrent une atmosphère chaleureuse et traditionnelle au lieu. Une tradition teintée de modernisme voire d’exotisme grâce à la cuisine de Romain. Le chef cuistot de l’Esprit du Causse travaille toujours avec des produits régionaux, tout en s’inspirant de la cuisine du monde entier. Les voyages ouvrent l’horizon et les papilles, comme en témoigne le Samoussa au canard de Romain.

La crêperie l’Oltis dans la cité médiévale de Capdenac

Au coeur de la cité médiévale de Capdenac le Haut, l’Oltis vous offre une belle expérience avec sa terrasse qui domine la vallée du Lot, et son restaurant aux allures de taverne. Au menu, des galettes de blé noir pour tous les goûts, assorties d’une ambiance chaleureuse. Une boutique attenante au restaurant propose des produits régionaux dont des bières locales et du cidre bio. Vous pouvez même y trouver les savons bio fabriqués à quelques kilomètres de là.
Quelques messages, affichés dans les endroits les plus discrets du restaurant, sur l’urgence climatique et l’impossibilité de puiser indéfiniment des ressources dans un monde fini, montrent l’intérêt que porte Mathieu, le chef cuistot, à l’écologie.

>> A lire également le portrait d’Adrien, créateur d’une ferme de spiruline à Saint Martin Labouval dans le Lot. La spiruline est une cyanobactérie vieille de 3,6 milliards d’années très riche en protéine et en oligo-éléments. Super aliment pour les uns, traitement pour se sortir de la famine pour les autres, la spiruline pourrait-être l’aliment du futur.
>> Via Podiensis : 300 bénévoles s’engagent dans un chantier participatif dans le Lot, grâce à l’association 1000 mains à la pâte.

>> Le Lot, terre de bio : rencontre avec Nathalie artisane savonnière.  En 2014 Nathalie se lance dans la fabrication de savons bio. Elle crée la Savonnerie Buissonnière.

>> A la Ferme la Hulotte, Nathalie et Laurent font le pari du bio en fabriquant du fromage de chèvre.

>> Pour déguster et/ou découvrir des produits du terroir du Lot, trouver des fermes à visiter, des gîtes et des chambres d’hôtes, rendez-vous sur les sites des offices de tourisme du Lot, de Lalbenque et de Figeac.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *