Découvrez le Gibbon Rehabilitation Project sur l’île de Phuket

Le Gibbon Réhabilitation Project mène une politique de réintroduction des gibbons, et a pour objectif de faire cesser l’exploitation de cette espèce en danger. Le refuge travaille avec une douzaine d’écovolontaires et privilégie les longs séjours (tarif dégressif). Il constitue également une sortie nature associée avec la cascade Rangpae.

J’ai eu un petit coup de cœur pour le Gibbon Rehabilitation Project de Phuket qui mène un vrai travail de réhabilitation et de réintroduction des gibbons. L’association m’est apparue très sérieuse et la qualité de leur travail m’a été confirmée par Samira, une écovolontaire que j’ai rencontrée sur place et qui a décidé de passer deux mois comme bénévole au refuge (voir interview de Samira).

Malgré l’interdiction, qui date de 1992, de posséder, de capturer, d’acheter ou de vendre un gibbon sauvage, il n’empêche que le gibbon est toujours, soit illégalement adopté, soit exploité pour l’industrie du tourisme. En effet, le gibbon est un tout petit singe, très mignon lorsqu’il est petit. De nombreuses familles continuent d’en acheter pour leurs enfants, jusqu’à que le gibbon en question agresse un membre de la famille, tout simplement parce qu’il devient grand et costaud et qu’il est conçu pour vivre dans la jungle.
L’autre fléau qui touche les gibbons, est l’industrie touristique. Il existe encore des lieux où les vacanciers payent pour se prendre en photo avec.

Les gibbons sont dans de grandes cages suspendues aux arbres. Certains seront relâchés dans la forêt.

Il faut savoir qu’à chaque gibbon ainsi exploité, environ dix ont été tués. Lorsqu’un bébé gibbon est capturé, la mère est d’abord tuée ainsi que les autres membres de la famille.
Ensuite, le bébé est drogué, battu et enfermé dans une cage. C’est à cause de ces pratiques que la population de gibbons à mains blanches a diminué de plus de 50 % en 45 ans.

Le centre a pour vocation de récupérer ces gibbons maltraités, de leur donner les soins nécessaires et de les réhabituer à la vie dans la jungle. Lorsqu’un gibbon arrive, il passe plusieurs semaines en quarantaine. Ensuite, il est installé dans un grand enclos.
Dans le meilleur des cas, le singe est réintroduit dans la forêt. Mais bien souvent, il est devenu inapte à la vie sauvage et restera dans un cage jusqu’à la fin de ses jours. Sa vie au refuge sera de toute façon bien plus agréable que celle qu’il menait alors qu’il était capturé. En effet, les membres du Gibbon Rehabilitation Project, salariés et écovolontaires, feront tout pour lui donner une vie digne. Les gibbons qui restent en captivité vivent dans de grands enclos accrochés aux arbres.
Ceux qui ont une chance de retourner à la vie sauvage, devront petit à petit couper les liens avec les humains, et se trouver un partenaire. Uniquement des familles peuvent être relâchées car c’est en famille qui vivent à l’état sauvage. Ce processus peut pendre des années.
Le Gibbon Rehabilitation Project réintroduit des gibbons depuis 2002 dans une forêt protégée de l’île de Phuket. Cette politique de réintroduction est aujourd’hui un succès qui ne fait pas oublier au refuge qu’une importante politique de prévention est à mener auprès des touristes et de la population locale.

Le Gibbon Rehabilitation Project mène un programme d’écovolontariat. Plus le séjour est long, plus le tarif est bas. Le nombre d’écovolontaires présents est de 12 en moyenne.

Une rivière avec des piscines naturelles pour se décontracter. 500 mètres plus loin, retrouvez une cascade haute de plusieurs dizaines de mètres.

Si vous souhaitez visiter le centre sans pour autant être écovolontaire, vous pouvez vous y rendre. Le refuge ne demande pas d’argent pour une visite guidée. Toutefois, comme il se situe dans le parc national, il vous faut payer l’entrée du parc (10 euros environ). Attention cependant, ce refuge n’est pas une attraction. Les gibbons sont dans des enclos et vous n’avez accès qu’à une petite partie de ceux-ci pour la bonne et simple raison qu’il faut que les singes se détachent des humains.
Le plus dur est de vous rendre sur place. Il n’y a pas de bus public qui dessert le parc, le mieux est de prendre un taxi (c’est la solution que j’ai choisie pour 1800 baths depuis le centre de Phuket). Vous demandez au chauffeur Bangpae Waterfall, une cascade très connue. Je vous engage, en même temps que la visite du refuge pour gibbons, de faire les quelques 500 mètres supplémentaires pour arriver jusqu’à la cascade. Toute le long du chemin vous pourrez vous baigner dans les piscines naturelles.

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Laurence Dupont

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