«Alerte rouge pour le thon rouge» (WWF). «Cet homme est en train de tuer le thon rouge» Greenpeace. Les associations de protection de l’environnement tirent la sonnette d’alarme quant au risque de disparition du thon rouge dans les prochaines décennies. Lundi 1er février, un reportage diffusé sur Canal+, « Global sushi », suivait l’itinéraire d’un sushi de l’océan jusqu’à l’assiette, tout en démontrant les dangers de la surpêche d’une denrée devenue très à la mode.
Pourquoi une telle médiatisation aujourd’hui, alors que les océans sont vidés depuis plusieurs années pour la vente de sushi ? Que la mer Méditerranée s’est transformée en réel terrain de chasse ?
Du 13 au 25 mars 2010 sera examinée à Doha, lors de la prochaine réunion de la Convention de l’ONU sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES), l’inscription du thon rouge à l’ »Annexe I ». Ce qui signifie l’interdiction de sa commercialisation internationale, et protégerait l’espèce.
L’Italie s’est déjà prononcée favorable au classement du thon rouge en annexe 1 de la Cites.
Depuis plusieurs semaines, les associations de protection de la nature et de la biodiversité, mais aussi les pays membres de la Convention attendent de connaître quelle sera la position de la France.
« Tout le monde en Europe attend de savoir ce que (la France) va décider », a rappelé ce week-end le prince Albert de Monaco, très impliqué sur ce dossier.
Selon plusieurs sources, l’annonce pourrait avoir lieu cette semaine.
« Si la France se prononce pour l’interdiction du commerce international du thon rouge et, par effet domino, l’Union européenne, cela devient clairement un scénario possible à Doha, même si ce n’est bien sûr pas gagné d’avance », estime François Chartier de Greenpeace.

